Crise-Le président de l’APDH dénonce un «acharnement insupportable et intolérable »

Le Dr Nene Bi Arsène, Président de l’ONG Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH), accuse vertement certains membres qui « en flagrant délit des textes» ont décidé de façon unilatérale d’écourter son mandat à la tête de l’Association.

Un vent de crise souffle sur l’APDH. Le Président Arsène Nene Bi a fait mardi une sortie, pour donner sa part de vérité, sur une rencontre « illégale »de certains membres  de l’association dans un restaurant à Abidjan. Dénonçant un « acharnement insupportable et intolérable », il a décidé de saisir la justice contre ce coup de force en préparation. Il accuse nommément le juge Fallet Tcheya, premier président de l’APDH, comme étant le principal instigateur de cette action.  Mais avant, l’homme a tenu a relevé les irrégularités contenues dans la convocation à cette rencontre du 29 Février 2019. « J’ai été élu le 10 Mars 2018 et mon mandat court jusqu’en mars 2021. Je ne suis donc nullement concerné par cette mandature 2017-2020. De même, d’où vient-il qu’ils évoquent un ordre du jour déjà validé, un projet de modification du BEN et des préparatifs  du congrès en flagrant délit de nos textes (…) en réalité, lors de cette réunion illégale annoncée du Conseil d’Administration 2017-2020 (CA illégal, illégitime et inexistant juridiquement), l’idée du vrai rédacteur connu et qui se cache derrière le PCA, est d’empêcher et s’opposer à la modification de mon bureau déjà effectué. Et pour cause, j’ai simplement écarté de mon bureau deux dames qu’il manipule à souhait pour empêcher le fonctionnement normal de mon bureau ou signer des correspondances en mes lieux et place, sans que je ne sois tenu informé de ces agissements d’un autre siècle » dénonce-t-il dans une note transmisse à la presse, tout en indiquant avoir saisi par voie de courrier la Cour africaine des Droits de l’Homme.

Pomme de discorde

Selon les indiscrétions du président et son équipe une réunion serait en préparation le 10 mars à l’effet de le démettre de ses fonctions. Déjà, il indique ne plus avoir accès à la page facebook de l’APDH. Au nombre des faits qui ont accéléré cette crise « piloté en sourdine par le juge Tcheya », il inscrit le limogeage des dames Koné Nonthiès et Traoré Nantenin du bureau National de l’APDH, la désignation de M. Fernand Gauze  au titre de représentant au sein du Groupe de Plaidoyer et d’Actions pour une Transparence Électorale (GPATE) et le satisfecit du président adressé au gouvernement pour avoir décidé d’associer la société civile aux débats. Par ailleurs, le Dr Néné Bi s’étonne de ce que les « canaux de communication » de l’organisation soient utilisés sans qu’il en soit informé. Par conséquent, il a donc décidé de porter l’affaire devant la justice.  « C’est dangereux et je me dois d’y mettre un terme (…) Nous société civile, avons choisi de suivre les actions du gouvernement, et même de leur donner, quand il faut, des leçons sur le plan juridique. Il n’est donc pas normal qu’on soit les premiers à piétiner les textes » analyse-t-il. Et ce dernier de conclure : « j’ai décidé de saisir désormais la justice ivoirienne si d’aventure ce conseil d’administration aux ordres d’un seul individu décide de m’empêcher d’achever mon mandat, en tentant de s’opposer à l’action de mon nouveau bureau ou en tentant d’organiser un congrès avant mars 2021 ». Présentement hors du pays, le Président de l’APDH s’est envolé vendredi pour les Etats Unis dans le cadre du Programme IVLP financé par le Département d’Etat Américain sur le thème : « Règles de droit et système judiciaire américain ». Il se rendra notamment à Washington, en Floride, dans l’Alabama, l’Utah et l’Ohio.

Boris Kouamé




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