EDITO: Des “fake news” à l’Information responsable

Par ces temps d’ « infobesité », d’information emmitouflée dans un faux-semblant par pure volonté propagandiste ou manipulatrice, le rôle du communicant a bien changé. Qu’il soit journaliste, Spin Doctor, spécialiste en Personnal Branding, le professionnel de l’information et de la communication n’est plus maître du substrat qu’il utilise dans le cadre de son activité professionnelle. L’opinion publique semble portée par une intelligence artificielle qui l’a conduit continuellement à se construire, se déconstruire et à se réinventer au gré d’impondérables que personne ne maitrise vraiment.   Un « bad buzz »qui enfle, peut très vite devenir LE bon buzz, par de subtils effets de communication trash. Acte d’héroïsme, polémique, coup de gueule, tacle glissé verbal, scandale… il en faut de peu pour faire de vous le « roi de la journée » ou « la personne la plus vomi du moment » à l’ère du « digital continu ».

Toutefois, comprenons-nous bien, ce type de communication n’est pas de la communication d’impact. Entendez bien, celle qui laisse des traces durables. Je précise que ceci n’a rien à voir avec la belle parle politique chargée d’émotion. Nous savons tous que, trop souvent, elle ira s’échouer au cimetière des promesses non tenues. Ce que nous évoquons, tient surtout de qu’on appelle la communication responsable, typée sur les objectifs du développement durable et ces nombreuses déclinaisons : coopération internationale, Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), fondations, ONG, Clubs Services (Lions Club, Rotary Club, JCI), politique de développement…En un mot, il est question d’interroger l’apport véritable de toutes ces entités et leurs outils stratégiques sur le bien être des populations. Lesquels populations savent concrètement ce qu’elles vivent sur le terrain.

Par glissement sémantique, l’information responsable renvoie donc à une communication d’impact. Vous remarquerez qu’à l’être du « New Public Management », les marqueurs, les indicateurs de performance se sont accrus, même pour évaluer des projets sociétaux. C’est une chance. Et si le fack Checking, est une solution pour crédibiliser une information quelque fois pernicieuse, on peut à tout le moins, y associer cette dimension responsable, qui en elle-même, porte les germes d’une dynamique positive. C’est ce que nous essayons de faire.

Sylvain MEL

redaction@lejdh.com

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