Entrepreneuriat social: lutter contre la pauvreté à partir des « métiers de la beauté »

Abidjan abritera les 9, 10 et 11 juin prochain la première édition du Salon International de la Beauté (SIBA). Le secteur artisanal est en plein essor sur le continent. Quoiqu’informel, il peut toutefois contribuer à résorber le chômage endémique  des jeunes et favoriser l’autonomisation de plusieurs millions de personnes.

Bijoutier, bottier, chapelier, coiffeur, cordonnier, costumier, couturier, esthéticienne, fabricant d’articles textiles, horloger, maquilleur…les métiers qui « ont trait à la beauté » constituent une large frange de l’artisanat en Côte d’Ivoire et sur le Continent. En lançant le Salon International de la Beauté d’Abidjan (SIBA), les promoteurs ont ainsi décidé de stimuler et de promouvoir l’ « artisanat en Côte d’Ivoire et en Afrique en lien avec la beauté ». Belle occasion pour faire des recommandations et dénoncer des phénomènes sociaux comme la « dépigmentation »  la « pauvreté » et le « chômage », les deux derniers étant des effets collatéraux du caractère informel de ce secteur.

Et le Dr Pierre Adou, président du comité scientifique d’insister justement sur les visées de ce salon : « L’idée, rappelle-t-il, c’est d’aider ces structures informelles à basculer dans le formel et aussi de valoriser leurs emplois qui sont souvent stigmatisés. L’Artisanat de la beauté en Côte d’Ivoire est essentiel à l’économie nationale ». Le monde de l’artisanat touche 40% de la population active, soit « environ cinq (5) millions de personnes reparties sur huit (8) branches d’activités (et) 40 corps de métiers » rappelait, à juste titre, le ministre de l’Artisanat, M.Sidiki Konaté, le 7 novembre 2018, à l’occasion de la 3è édition du Marché ivoirien de l’artisanat (MIVA). En fait, le SIBA, comme l’a indiqué Mme Biegny Victoire, commissaire générale, ne fera pas que la promotion du « beau ».

L’artisanat « c’est tout une chaîne. Elle part du client à l’industriel. Il faut travailler à la stimuler (…) Parler des métiers de la beauté, c’est promouvoir aussi la santé des uns et des autres. C’est également lutter contre le contre le chômage pour l’autonomisation des milliers de personnes » a résumé, Brou Yao Gervais, chef de cabinet auprès du ministère de l’éducation nationale, chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Notons que certains pays  dont le Burkina Faso et le Maroc  ont déjà confirmé leurs participations à cet évènement.

Boris Kouamé 




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