Entrepreneuriat: Un réseau initie un programme d’encadrement pour jeunes déscolarisés

En collaboration avec l’Ecole de Commerce de Pau Béarn en France, le Réseau National des Structures d’Accompagnement, a lancé depuis trois ans, le programme PROJEET, qui permet l’encadrement et la réinsertion de jeunes déscolarisés par l’entrepreneuriat.

Le Réseau National des Structures d’Accompagnement des PME (RNSA), a présenté jeudi le programme de ses activités pour le compte de l’année 2020. Structure sous tutelle du Ministère de la Promotion des PME, cette organisation, crée en octobre 2015, accompagne de jeunes étudiants demandeurs de stage en entreprise. Mieux, elle a mis un pied un programme, baptisé Plan de Réinsertion  et d’Orientation  des Jeunes Elèves et étudiants Talentueux (PROJEET) qui prend en compte la situation des jeunes déscolarisés.

« Quand on parle d’entrepreneuriat aujourd’hui, explique Alphonse Niamien, Président du Réseau, il y a des diplômés qu’il faut encadrer mais il y a aussi des déscolarisés (…) A Daloa en 2016, nous avons accompagné dix Jeunes qui avaient eu le bac mais qui ne pouvait plus continuer faute de moyens. Nous les avons formés en entrepreneuriat, deux ans plus tard, sept d’entre eux ont obtenu le BTS. Avec l’agence Emploi Jeunes, on a ainsi permis à une trentaine de jeunes qui avaient quitter les bancs de se former à la cordonnerie industrielle »

En partenariat avec l’Ecole Supérieure de Commerce de Pau Béarn en France, le Réseau, va lancer début 2020, la 3è édition du «Business game » une compétition professionnelle qui permet aux participants de découvrir et s’imprégner du secteur de la création et de la gestion des entreprises. Après deux éditions, le concours s’ouvre à l’extérieur puisque le Sénégal et le Cameroun sont annoncés.

En pensant aux énergies renouvelables

Pour sa part, Frédéric Dosquet, docteur en science de gestion et professeur de Marketing, a donné quelques orientations sur la nouvelle édition : « EN 2019, explique-t-il, on avait choisi un produit agroalimentaire, la pomme de noix de cajou. Cette année, on est dans la perspective de la COP 21 et de tout ce qui est Responsabilité Sociale, au niveau des entreprises. Et donc, on a élargi sur le développement durable notamment les énergies renouvelables (…) ce n’est pas le fait du hasard, le groupe Total qui est l’un de nos partenaires au niveau de la Fondation de l’école, se pose beaucoup de question sur le renouvellement des énergies fossiles, notamment renouvelable ».

En trois ans, le réseau a permis  plusieurs innovations comme la fabrication de vin à base de noix de cajou et d’ananas. Selon les organisateurs, il s’agit surtout d’être « un laboratoire », un « terrain d’éveil entrepreneurial » pour les jeunes. « Pour nous, il est essentiel c’est d’aller jusqu’au prototype du produit ». Notons que les activités du réseau sont principalement articulés autour de trois pôles : un pôle idéation, phase d’entrée pour murir son idée, un pôle création d’une durée de trois ans où se met en place la création commerciale et enfin, un pôle croissance pour un développement durable de l’entreprise.

Boris Kouamé




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