[Idée] Kaba Nialé: « produire des données exactes, pertinentes et actualisées pour les actions humanitaires.

A l’occasion de la journée africaine de la statistique (18 novembre) , la ministre ivoirienne en Charge du Plan et du Développement, a insisté sur l’importance pour les Etats « de disposer d’un système de statistiques solides au service d’un développement durable »


La Côte d’Ivoire, à l’instar de tous les pays africains, célèbre en ce jour, 18 novembre, la Journée Africaine de la Statistique (JAS).Cette commémoration, instituée par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la Conférence commune des Planificateurs, des Statisticiens et des Démographes africains depuis 1990, vise à sensibiliser le grand public sur l’importance de la statistique dans tous les aspects de la vie socio-économique, culturelle et environnementale d’une Nation.

Le thème de la célébration de la Journée Africaine de la Statistique de 2019 est : « Tout le monde compte : des statistiques de qualité pour une meilleure gestion des déplacements forcés en Afrique ». Ce thème est choisi en vue de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la nécessité de disposer de statistiques suffisamment désagrégées pour assurer la mise en œuvre efficace des Objectifs de Développement Durable.

Il est par ailleurs, en phase avec le thème du Sommet de l’Union Africaine de 2019, qui est : « Année des réfugiés, des rapatriés et des déplacés internes : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ».

Les déplacements forcés dans le monde sont à leur plus haut niveau depuis des décennies. Les jeunes (moins de 18 ans) constituent la moitié des réfugiés. A la fin de l’année 2018, selon les statistiques du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), on estimait à 70,8 millions le nombre de personnes déplacées de force dans le monde. Plus d’un tiers de ce nombre se trouve en Afrique.

Les principaux facteurs qui conduisent à ces déplacements forcés sont entre autres, les conflits et les violences, les catastrophes naturelles, le changement climatique, les urgences sanitaires comme l’épidémie d’Ebola, l’insécurité alimentaire, l’extrême pauvreté, l’injustice sociale et la mauvaise gouvernance.

Pour remédier à cette situation difficile, les Gouvernements africains ont besoin de statistiques officielles de qualité. Celles-ci permettent de prendre de bonnes décisions et de choisir la meilleure ligne de conduite pour résoudre les problèmes complexes comme la question des réfugiés, celles des populations déplacées de force et des migrants. Elles sont un gage indispensable et crucial de responsabilité, de transparence et sont au cœur de la bonne gouvernance.

A cet égard, une large collaboration entre les instituts nationaux de la statistique, les autorités traitant des migrations et les organisations internationales est nécessaire pour produire des données exactes, pertinentes et actualisées pour les actions humanitaires.

Conscient de l’importance et de l’utilité des statistiques de haute qualité, le Gouvernement, sous l’égide de SEM Alassane Ouattara, Président de la République, ne ménage aucun effort pour permettre au Système Statistique National de produire et de diffuser de façon régulière, des statistiques fiables dans tous les domaines d’activités. Ces statistiques prennent également en compte : les personnes vivant dans la pauvreté et dans les situations vulnérables, notamment les enfants, les jeunes, les personnes handicapées, les personnes âgées, les populations autochtones, les réfugiés, les personnes déplacées ainsi que les migrants, parce que chaque voix compte.

Le renforcement des statistiques de qualité sur les populations déplacées de force devra donc se poursuivre et s’intensifier afin de disposer de données indispensables pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques de lutte contre le phénomène des déplacements forcés.

C’est pourquoi, je voudrais inviter les décideurs politiques, les partenaires au développement, l’ensemble des acteurs du Système Statistique National à intensifier leurs efforts d’investissement pour permettre à la Côte d’Ivoire de disposer d’un système statistique solide, performant, capable de fournir régulièrement des statistiques officielles de haute qualité au service du développement durable et inclusif pour une Côte d’Ivoire prospère.

Sercom




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