[JDH INSIDE] « 5 h Chrono » humanitaire à Abidjan

Le Cercle des Amis du Colonel Diarrassouba Bakary, l’aide de camp du Président de la République, a initié  une journée de remise de dons samedi 1 juin dans plusieurs communes d’Abidjan. Le jdh était là !

Koumassi, Attecoubé, Yopougon et enfin Abobo, le tout au pas de course. Au lendemain d’un vendredi particulièrement pluvieux, la Fondation Diarrassouba Bakary, du nom de l’aide de Camp du Président de la République a organisé le 1er juin une caravane de remise de dons en vivres et non vivres dans plusieurs quartiers de la capitale économique du Pays.

Lorsque le cortège humanitaire franchit les portes du Centre Oasis à Koumassi, il est un peu plus de 10h. Sœur clarine est là pour accueillir la délégation qu’elle ne manque pas de féliciter et d’encourager avant de réceptionner les dons. Ce centre catholique tenu par « les missionnaires de la charité » reçoit des orphelins et des grands malades délaissés ou manquants de moyens. « J’étais très malade, Dieu merci ! Y’a du mieux ! Je suis ici en rééducation. C’est ma famille qui a entendu parler de ce centre et qui m’a conduit ici » explique Septine, une pensionnaire d’une trentaine d’année qui a du quitter l’école en classe de CM2. Après le centre Oasis, cap sur Campement Boribana, un sous-quartier de Koumassi où vingt familles attendent sous une bâche pour recevoir des kits alimentaires essentiellement composés de packs de spaquetti, de riz, de boissons, de poulet et d’huile. Au nom des familles, l’Iman Coulibaly Djakaridja a prodigué des  bénédictions dans la pure tradition malinké à l’endroit du donateur. « Notre souhait, c’est que ces initiatives ne s’arrêtent pas. Le fait que vous vous déplaciez jusqu’ici, a beaucoup de sens pour nous » a-t-il plaidé.

Troisième étape. Attecoubé. Ici, les familles n’ont pas eu le temps de se regrouper. Alors les dons prennent la forme de visites à domicile où l’équipe  rencontre à chaque fois des personnes enthousiastes, à l’idée de recevoir ces visiteurs aux bras chargés.  C’est l’étape la plus brève du circuit puisque le cap est rapidement mis sur l’orphelinat « la maison du potier » à Yopougon-Niangon. Un centre que la Fondation suit particulièrement. En effet, la délégation vient donner suite à une sollicitation. Sept ventilateurs, des kits alimentaires et une somme d’argent sont ainsi offerts à la tenante des lieux. Comme un signe, une pluie soudaine s’abat sur le quartier et c’est presque dans la précipitation que la délégation prend congé de ses hôtes. Direction, Abobo-PK18 dans la commune d’Abobo où l’équipe est déjà attendue.

La soixantaine consommée, Meité Mamadou, l’Iman du quartier accueille l’équipe de la Fondation arrivée autour de 15h45. Les paupières sont de plus en plus lourdes, mais c’est la derrière étape. « Il faut respecter le chronogramme » confie un membre de l’équipe. « De plus en plus, les familles s’agrandissent. Il y a aussi les veuves. D’aussi loin, vous pensez à nous. Sachez que cela nous réjouit ! Que Dieu lui donne au delà de ses mérites » dira l’Iman à l’endroit du donateur. C’est au milieu d’un chapelet de remerciements que la délégation a quitté la commune d’Abobo alors qu’une nouvelle bourrasque s’annonçait. Il était 16H10.

Crée depuis deux ans, le Cercle des Amis du Colonel Diarrassouba a décidé, selon un proche, de formaliser son armature juridique, de sorte à pouvoir optimiser ses offres en terme d’aide humanitaire. Il est composé d’un collectif de militaires et paramilitaires désireux de s’engager dans le social.

Sylvain Mel




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *